La NSSR a été créée le 9 juillet 1891 avec un objectif clair : sauver des vies en mer. Depuis ce jour, ses bateaux et ses équipages ont sauvé plus de 6.200 personnes d'une mort certaine, et plus de 500.000 personnes ont reçu leur assistance.
![]() |
![]() |
|
| La capacité à voir la nuit avec le Voyager permet à l'équipe du Stormbull d'être plus efficace dans le sauvetage des vies humaines | De gauche à droite : Per Andresen, Navy Electronics, et Ronny l'ingénieur en chef, qui utilise la caméra. "Je Pedersen, inspecteur de recherche et sauvetage à la NSSR |
Une technologie de vision nocturne
Pour couvrir l'ensemble des côtes norvégiennes, de la frontière suédoise au sud à la frontière russe au nord, 25 bateaux de sauvetage sont stationnés à des points stratégiques avec des équipages permanents, et 16 autres avec des équipages volontaires ayant suivi une formation. Récemment, la décision a été prise d'ajouter six nouveaux bateaux de sauvetage à la flotte de la NSSR. "Le trafic côtier est en mutation constante et se modernise. Cela signifie que les sauveteurs doivent suivre les évolutions", explique M. Pedersen. "Nous pensions que pour rester en phase avec la modernité, nous devions nous équiper en vision nocturne." Après avoir comparé plusieurs solutions, la NSSR a choisi les caméras thermiques de FLIR Systems. "Les caméras FLIR apportent tout simplement la meilleure qualité de vision nocturne au meilleur prix."
|
|
|
| Quatre personnes en canoë, vues avec la caméra diurne du Voyager | Les quatre mêmes amateurs de canoë se détachent nettement sur l'image thermique du Voyager |
Des caméras thermiques pour l'ensemble de la flotte
La NSSR a commencé par installer plusieurs
caméras FLIR sur plusieurs types de bateaux de sauvetage, à titre
d'essai. "Nous avons commandé 9 caméras Voyager et 4 Navigators. Plus
récemment, nous avons installé une caméra série M. L'avis des équipages
étant positif, nous envisageons maintenant d'installer des caméras FLIR
sur l'ensemble de la flotte NSSR.
Ce sera une véritable nouveauté. La société
norvégienne est parmi les premières organisations de secours à adopter
les caméras FLIR à grande échelle. M. Pedersen ajoute : "Comme je l'ai
expliqué, nous sommes constamment à la recherche de nouvelles
technologies pour nous aider dans notre travail et pour faire de notre
mieux. Les caméras FLIR sont le dernier équipement dans ce but."
C'est Navy Electronics, l'unique vendeur
d'électronique marine en Norvège, qui a installé les caméras FLIR sur
les bateaux de la NSSR. Per Andresen témoigne que l'installation est
relativement simple, comparée à celle d'autres outils de navigation. "Il
s'agit simplement de trouver le bon emplacement pour la caméra sur le
bateau, de percer quelques trous pour les câbles et de rétablir
l'étanchéité."
L'imagerie thermique apporte de nombreuses possibilités
M. Andresen se réjouit que la NSSR ait l'intention d'installer des caméras FLIR sur le reste de la flotte, et il encourage d'autres sociétés à faire de même.
"Dès que je suis entré
en contact avec FLIR, j'ai compris le potentiel de ces caméras dans
toutes sortes d'applications maritimes. Je suis convaincu que les
caméras FLIR sont un atout précieux pour toute personne qui possède ou
exploite un navire, par exemple pour la navigation dans l'obscurité ou
dans la brume, ou pour sauver des vies humaines quand quelqu'un est
passé par-dessus bord." Le RS 146 Stormbull est l'un des bateaux déjà équipés d'une caméra FLIR. Ce bateau de sauvetage Petter C.G. Sundt est basé à Oscarsborg, près d'Oslo. Il fait 17 mètres de long et pèse presque 28 tonnes. Avec une vitesse maximale de 39 nœuds, c'est l'un des bateaux de sauvetage les plus rapides dont dispose la NSSR. Lors de sa construction en 2009, le Stormbull a été doté d’un équipement à la pointe de la technique, que la caméra FLIR est venue compléter. |
Kent Andersen, volontaire à la NSSR : "Cela faisait longtempsque j'espérais avoir une caméra FLIR." |
Voyager : plus qu'une simple caméra
Le Voyager ne comporte pas une, mais deux
caméras thermiques. L'une d'elle, qualifiée de grand angle, est
principalement utilisée pour la navigation. Elle permet de détecter
facilement les autres navires et les dangers à proximité immédiate.
L'autre est une caméra à longue portée qui permet de zoomer. En portant
le regard plus loin, elle révèle les dangers potentiels à plus grande
distance et donne plus de temps pour réagir.
Non seulement le Voyager comporte ces deux caméras thermiques, mais il intègre une caméra couleur diurne de haute sensibilité, qui permet de voir très clairement l'entrée du port et les autres bateaux à l'aube et au crépuscule. Avec ces trois caméras, le Voyager est idéal pour produire des images 24 heures sur 24.
Les images thermiques fournissent des informations cruciales
Sur le Stormbull, le Voyager est relié à deux
écrans multifonctions qui affichent soit l'image radar, soit celle du
traceur de route, soit celles des caméras FLIR. Mais il est aussi relié à
un écran dédié, qui affiche continuellement ses images. Cela garantit
que tous les membres de l'équipage ont accès aux images thermiques.
Grâce à l'écran dédié, l'un d'eux observe constamment ces images
thermiques pour ne pas manquer une information cruciale.
L'équipage du Stormbull utilise le Voyager depuis environ un an, et se dit très satisfaite. Le capitaine Glenn Pettersen raconte : "Pendant la période hivernale, lorsque l'eau est vraiment froide, chaque seconde compte. Toute personne exposée aux eaux norvégiennes sans protection appropriée succombe à l'hypothermie en 10 à 20 minutes. Le Voyager de FLIR nous aide à intervenir avant qu'il ne soit trop tard."
![]() |
![]() |
|
| L'équipage du Stormbull : de gauche à droite, le sauveteur Svein Larsen, l'ingénieur en chef Andreas Grorud et le capitaine Glenn Pettersen. Le Voyager a été installé sur le toit de la cabine, pour maximiser la stabilité et l'efficacité à longue distance. | Dans la cabine du Stormbull, deux écrans multifonctions et un écran dédié permettent aux membres de l'équipage de voir les images thermiques en continu. La JCU (unité de commande par joystick) est montée en position centrale. |
Facile et intuitif
C'est habituellement Andreas Grorud,
l'ingénieur en chef, qui utilise la caméra. "Je la trouve très facile
d'emploi, surtout si on la compare à d'autres outils de navigation comme
le radar. Contrairement au radar, la caméra FLIR est très intuitive, et
j'ai pu la prendre en main immédiatement."
Sa JCU (unité de commande par joystick) apporte
ergonomie et facilité d'utilisation. En poussant le joystick d'un seul
doigt, vous pouvez aisément orienter et incliner la caméra, et toutes
les autres commandes sont à proximité immédiate.
M. Grorud apprécie la construction robuste du Voyager. "La caméra FLIR est parfois soumise à rude épreuve lorsque le temps se gâte. Elle est aspergée d'eau salée presque tous les jours, mais cela ne lui fait rien. Même en hiver, lorsque l'eau de mer gèle dès qu'elle entre en contact avec le bateau, cela ne réduit en rien l'efficacité des caméras du Voyager."
|
![]() |
L'équipage du Stormbull utilise la caméra FLIR principalement pour naviguer lorsqu'il fait sombre, mais d'après M. Grorud, c'est en cas d'homme à la mer que la caméra apporte le plus. "Grâce à la différence de température entre l'eau et le corps humain, nous voyons facilement la personne à très grande distance. Nous avons testé le Voyager avec une personne dans l'eau dont seule la tête émergeait. Nous l'avons facilement repéré et reconnu qu'il s'agissait d'une tête, alors que nous étions à plus de mille mètres."
Stabilisation du Voyager
Les essais menés avec la nouvelle version du
Voyager indiquent que les personnes dont seule la tête dépasse de l'eau
peuvent être détectées à une distance atteignant 2,2 kilomètres. Les
objets d'environ 2 × 2 mètres peuvent même être décelés à 5,8 kilomètres
de distance.
Lorsqu'il utilise la caméra FLIR à une telle distance, M. Grorud se félicite que le Voyager soit doté d'une fonction de stabilisation automatique. "Lorsque la mer est forte, la stabilisation est indispensable pour conserver l'efficacité de la caméra à une telle distance. Sans stabilisation, le regard est sans arrêt déporté de la cible vers la mer ou le ciel."
![]() |
||
| Kent Andersen utilise la caméra thermique FLIR série M sur le pont du Gideon. "J'ai rapidement pris l'habitude de vérifier ce que montre la caméra FLIR." | D'après l'équipage volontaire du Gideon, bateau de sauvetage de la NSSR, la caméra thermique FLIR série M est jusqu'à présent à la hauteur de sa réputation de robustesse. |
Aussi en plein jour
D'après M. Grorud, la caméra FLIR est aussi très utile en plein jour. "Bien sûr, c'est un outil formidable pour naviguer de nuit et même dans la brume. Dans ces cas-là, son rôle est vital. Mais nous l'utilisons aussi de jour. Il y a quelques temps, nous avons été informés qu'un grand pieu en bois s'était détaché au cours d'une tempête, et qu'il flottait dans les environs, ce qui représente un danger pour la navigation. Il était difficile de le repérer à l'œil nu à cause de sa couleur foncée, qui se confondait avec les eaux sombres. Nous avons activé la caméra FLIR et nous l'avons trouvé assez facilement, car le bois avait sur l'image IR une autre couleur que la mer. Ainsi, même en plein jour, la caméra FLIR s'est révélée utile !"
Iceberg droit devant!
"En hiver, nous l'utilisons aussi pour éviter
les collisions avec les blocs de glace", ajoute le capitaine Pettersen.
"Lorsque les gros blocs sont nombreux dans la baie, cela peut devenir
très dangereux. Et tant qu'ils n'atteignent pas la taille d'un iceberg,
le radar ne les détecte pas. Le Stormbull n'est pas conçu pour résister à
l'impact d'un bloc de glace flottant. Nous devions autrefois être très
prudents pour naviguer pendant les mois d'hiver nocturnes. Mais
maintenant que nous avons le Voyager, il est vraiment très facile de
contourner les blocs. L'eau liquide et la glace ayant des propriétés
thermiques différentes, nous voyons clairement la glace à grande
distance, et pouvons aisément l'éviter. Cela nous permet d'effectuer
notre travail sans ralentir, ce qui est extrêmement important lorsque
des vies sont en jeu."
C'est bien l'avis de Kent Andersen, volontaire sur le RS 128 Gideon, un bateau de sauvetage Simrad. "Autrefois, la navigation et les opérations nocturnes et hivernales étaient plutôt risquées. Le Gideon est un petit bateau qui manœuvre souvent dans les eaux peu profondes, là où la plupart des autres bateaux ne peuvent pas aller. Dans l'obscurité, nous devions utiliser des torches pour repérer des débris flottants ou d'autres dangers, et cela nous ralentissait beaucoup. Avec notre nouvelle caméra FLIR, nous allons beaucoup plus vite, nous sommes moins ralentis."
Caméra thermique série M
À plus de 1.500 kilomètres au nord d'Oslo, à
Tromsø, le Gideon et son équipage de volontaires est au cœur de la zone
où les incidents sont les plus nombreux. Avec une longueur juste
inférieure à 13 mètres, un poids de 9,7 tonnes et une vitesse maximale
de 34 nœuds, c'est l'un des bateaux de sauvetage les plus légers et les
plus petits de la NSSR.
Le vendeur d'électronique marine Navy
Electronics a récemment installé une caméra FLIR série M sur ce bateau,
et M. Andersen a été agréablement surpris par ses performances. "Je
craignais que les images soient instables par gros temps ou lors des
fortes accélérations. Mais bien que la série M ne bénéficie pas de la
fonction de stabilisation du Voyager, elle m'a surpris par la qualité de
ses images, même lorsque les conditions sont difficiles.
La JCU (unité de commande par joystick) est
même plus simple d'emploi que celle du Voyager. Une simple pression du
doigt commande la rotation horizontale continue de la caméra, sur 360°,
et son inclinaison sur ±90°, pour un tour d'horizon complet. Très
polyvalente, la série M est proposée avec différents capteurs et
plusieurs résolutions, pour répondre à une large gamme de besoins du
secteur maritime. Son boîtier robuste est véritablement fait pour durer.
La caméra thermique série M montée sur le Gideon comporte deux capteurs : une caméra thermique de résolution 320 × 240 pixels et une caméra TV micro-lux d'extrême sensibilité, pour fournir la meilleure vision nocturne possible dans toutes les situations. Elle est connectée aux trois écrans multifonctions de la cabine, de manière à ce que l'équipage puisse toujours choisir ce qu'il souhaite observer simultanément : le radar, le traceur de route ou les images de la caméra FLIR. M. Andersen admet qu'il choisit presque toujours d'afficher les images de la caméra FLIR pendant les opérations nocturnes. "J'ai rapidement pris l'habitude de vérifier régulièrement ce que montre la caméra FLIR."
Robuste
D'après ce volontaire enthousiaste, la caméra série M est jusqu'à présent à la hauteur de sa réputation de robustesse. "Un bateau relativement petit comme le Gideon est moins stable qu'un gros lorsque la mer est agitée. La caméra FLIR doit donc supporter des contraintes assez importantes. Mais jusqu'à présent, elle résiste facilement aux conditions les plus difficiles." M. Andersen n'a pas encore eu l'occasion de tester la caméra pendant la rigueur hivernale. "La caméra série M possède un système de chauffage intégré, ce qui devrait lui permettre de résister au froid. Mais les conditions sont vraiment très dures ici, en hiver. L'eau de mer gèle dès qu'elle entre en contact avec la coque du bateau, et il peut y avoir des chutes de neige importantes dans cette région. Je suis vraiment curieux de voir comment la série M va se comporter avec tout cela."
Imagerie thermique : une technologie abordable qui sauve des vies
M. Andersen était ravi d'apprendre que le
Gideon allait être équipé d'une caméra FLIR. "Cela faisait longtemps que
j'espérais avoir une de ces caméras." Il y a quelques années, j'ai
assisté à une démonstration d'une caméra FLIR à partir d'un hélicoptère
militaire, et j'ai immédiatement pris conscience du potentiel de ces
caméras dans les missions de recherche et de sauvetage. Leur prix était
toutefois assez élevé. Elles étaient trop chères pour notre budget. Mais
récemment, les prix ont baissé à un niveau acceptable pour nous."
Bien que le prix des caméras thermiques ait radicalement baissé au cours des dernières années, le montant payé pour une caméra FLIR peut paraître élevé. Mais d'après l'inspecteur de recherche et sauvetage Ronny Pedersen, la dépense est largement justifiée. "Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu besoin de nos nouvelles caméras FLIR pour sauver la vie de quelqu'un, mais je suis persuadé qu'elles en sont parfaitement capables. Ce n'est qu'une question de temps. Et d'après moi, cela signifie que l'investissement en vaut la peine."




Kent Andersen, volontaire à la NSSR : "Cela faisait longtemps




